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24 mars 2007

Compte-rendu du colloque ASH du 20.03.07

Cf Fenêtres sur cours n°291, p.64, octobre 2006 et Fenêtres sur cours n°292, p. 8 et 9, novembre 2006.

Cf Le Monde du 18 octobre 2006, entretien avec Charles Gardou : « Il y a deux priorités : l’éducation et la formation des professionnels. »

Introduction de Gilles Moindrot, secrétaire SNUipp : Un constat général : l’existence d’un gouffre entre la loi de février 2005 et la réalité. Cette loi a engendré beaucoup de questionnements, de doutes et de peurs également. Pour le SNUipp, il est important de ne pas s’arrêter à ces constats : on s’aperçoit que dans certaines académies, les représentations liées au handicap ont évolué, les regards se fondent progressivement sur les principes de non-discrimination, les conceptions se font plus inclusives. Il n’en reste pas moins que la scolarisation des élèves en situation de handicap reste un défi pour l’école, défi qu’elle se doit de relever.

Pour le SNUipp, il semble important d’intégrer cette dimension dans le cahier des charges de formation des IUFM. La difficulté relative aux emplois Vie Scolaire (EVS), à savoir qu’il s’agit de contrats précaires et sans formation préalable, s’avère bien souvent néfaste pour relever ce défi. Puis enfin, le manque d’information sur ces nouvelles modalités est cruel ! Il existe pourtant une plaquette très bien constituée sur le site handiscol, mais qui n’est malheureusement pas diffusée dans les écoles. Il y a donc un énorme besoin de communication, d’information pour mettre en place cette loi.

Pour conclure, le SNUipp réaffirme que la scolarisation des élèves en situation de handicap est un progrès et une chance pour l’école !

Intervention de Jean-Marie Schléret, président du CNCPH : Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées

J.M Schléret revient dans un premier temps sur la loi de janvier 2002, fondamentale pour les personnes handicapées qui se voient attribuer le droit de participer à l’élaboration des textes de lois relevant de l’accessibilité. Le 4 mars 2002, une mission d’observation des conditions de vie des personnes handicapées est mise en place. Les mentalités changent progressivement, puisque un bon nombre de ministère signe le texte de février 2005, grâce aux habitudes de dialogues créées. La scolarisation est le pilier de cette loi ; ce terme n’apparaissait pas dans la première mouture : c’est grâce au CNCPH qu’il apparaît !! Les progrès du vocabulaire sont indéniables : en 1975, on parlait de mesures en faveur, il fallait s’efforcer, préserver, réparations, enfance inadaptée : en 2005 on parle de droits, de compensation et de participation et de citoyenneté. La mission d’observation a permis de mettre en lumière de grosses lacunes dans certains lieux, concernant l’accueil des personnes handicapées : ce sont principalement les établissement d’enseignement supérieur qui sont visés ; et notamment les filières scientifiques, les écoles d’ingénieurs, mais également les lycées professionnels.

La première table ronde regroupe une mère d’élève handicapée, un IEN ASH et une enseignante spécialisée mise à la disposition de la MDPH (cf programme page suivante).

- Thierry Samzun, IEN ASH en Gironde constate un changement radical des mentalités des enseignants du 1er degré, et un processus plus lent dans le 2nd degré. Il témoigne également des tensions autour de l’accompagnement (précarité des EVS) qui précarise l’ensemble du dispositif. Il fait part également de la lenteur des procédures d’attribution de l’accompagnement (parfois un an voire deux avant d’avoir une EVS !), des difficultés de mises en œuvre des MDPH, de la lourdeur des dossiers de demandes pour les familles. Fabienne Meunier-Vayrette et Thierry Samzun s’accordent pour dénoncer les divergences d’intérêts (politique ?) existant au sein des MDPH entre représentants départementaux et représentants de l’Etat, ajoutant encore davantage à la lourdeur et la lenteur du système. Dans le document sur la répartition des handicap (cf pages suivantes), il apparaît que le handicap mental représente environ 90% de la totalité des handicaps ; c’est énorme, et pose la question du secteur public psychiatrique… qui n’est pas une priorité du gouvernement français : c’est un secteur où les manques sont criants, et avec des disparités régionales… Une prise en charge dans un CMP ou CMPP peut prendre un an voire deux. L’IEN relate les réticences des familles à contacter la MDPH (pas facile d’accepter et de reconnaître le handicap de son enfant…) et ce contact s’assimile pour ces familles à un passage sous les fourches caudines de la MDPH. Pour finir, T. Samzun évoque le faible consensus existant sur la définition des troubles du langage (handicap ??) et surtout « il faut faire de l’information », assène-t-il.

Les débats :

Ce colloque avait pour objectif essentiel de recenser les difficultés rencontrées par les enseignants qui scolarisent partiellement ou à temps plein des élèves en situation de handicap dans leur classe ordinaire.

Ainsi, les questions soulevées sont les suivantes :  Les psychologues scolaires : ils-elles sentent investi.e.s d’une mission qui les dépassent, craignent fortement le retour au critère implacable du QI, que l’on avait réussi à dépasser ces dernières années (non sans mal) .  Beaucoup de questions du 93 (Seine St Denis), sur l’engorgement des différentes structures de soins et de prises en charge, à savoir les CMP, psychologues scolaires, sur la surcharge des effectifs (quid des effectifs lorsque l’on accueille un.e élève handicapé.e ?)  Les enseignant.e.s référent.e.s : une charge de travail incroyable avec 500 dossiers à suivre dans certaines régions (dans l’Orne, ils elles ont en moyenne 300 dossiers) !  UPI : quelles finalités pour les lycées UPI ? Une enseignante, option D, relève l’incohérence du dispositif : on demande à ces lycéen.ne.s d’obtenir un diplôme identique à ceux du milieu ordinaire (CAP, BEP).  L’accompagnement : précarité, instabilité et absence de formation des EVS.

Rédigé par Laetitia Bourdot

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Fiche pratique scolarisation
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Glossaire ASH
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Propositions du collectif pour le droit à l’école
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La scolarisation des élèves en situation de handicap en chiffres

 

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